Ryad met en cause l’Iran après le tir d’un missile rebelle du Yémen

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La coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite et engagée dans la guerre au Yémen a de nouveau mis en cause vendredi l’Iran, après le tir par des rebelles yéménites d’un missile balistique intercepté au-dessus du territoire saoudien.

Il s’agit du troisième missile balistique tiré par les rebelles Houthis contre le territoire saoudien depuis début novembre. Les trois ont été interceptés par la défense antiaérienne de l’Arabie saoudite, pays frontalier du Yémen.

La coalition militaire, principalement les forces saoudiennes, intervient au Yémen depuis mars 2015 au côté des troupes du président Abd Rabbo Mansour Hadi, face aux rebelles qui se sont emparés en septembre 2014 de la capitale Sanaa et d’autres régions du pays.

L’Arabie saoudite avait alors affirmé vouloir stopper l’influence grandissante de l’Iran, accusé de soutenir et d’armer les rebelles Houthis. Téhéran confirme soutenir les Houthis mais dément leur envoyer des armes.

Vendredi, les Houthis ont indiqué avoir tiré un missile sur la province saoudienne de Najrane, frontalière du Yémen. Ryad a par la suite annoncé que sa défense avait intercepté un missile balistique au-dessus de cette province.

« Cet acte hostile des Houthis soutenus par l’Iran prouve l’implication du régime iranien et son soutien aux rebelles » yéménites, a déclaré le porte-parole saoudien de la coalition, Turki al-Maliki, cité par l’agence officielle saoudienne SPA.

Selon ce porte-parole, « l’attaque visait délibérément des zones civiles densément peuplées », mais le missile a été intercepté, ne provoquant que de légers dégâts. Il n’y a pas eu de victime.

M. al-Maliki a appelé la communauté internationale « à prendre des mesures sérieuses et efficaces pour faire cesser les violations des résolutions de l’ONU par l’Iran qui continue de transférer des missiles balistiques et des armes aux groupes armés hors la loi ».

Lors des deux premiers tirs de missiles, en novembre et décembre, l’Arabie saoudite avait déjà mis en cause l’Iran, qui a démenti toute implication.

Le missile intercepté en novembre avait ciblé l’aéroport international de Ryad et celui intercepté en décembre visait le palais Yamama, la résidence officielle du roi Salmane, également dans la capitale saoudienne.

L’Arabie saoudite sunnite et l’Iran chiite, dont les relations diplomatiques sont rompues, sont les deux poids lourds rivaux au Moyen-Orient.

Plus de 8.750 personnes ont été tuées dans la guerre au Yémen depuis 2015.

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